Je sortis plus avant hors de la voiture, Personne, madame, lui disje, Elle regarda ellemême et vit comme moi la route déserte,Je m'étais trompée, ditelle en se rejetant au fond de la voiture, Et elle ferma les yeux comme une femme qui veut concentrer sa pensée en ellemême, Lelendemain nous partîmes à cinq heures du matin. Cette fois la journée était longue, Notre conducteur vint coucher à Berne, A la même heure que la veille,c'estàdire vers cinq heures, notre compagne sortit d'une espèce de sommeil où elle était, et étendant les bras vers le cocher . Conducteur, ditelle,arrêtez. Cette fois, j'en suis sûre, on court après nous. Madame se trompe, répondit le cocher. Je ne vois que les trois paysans qui viennent de nouscroiser, et qui suivent tranquillement leur chemin. Oh , mais j'entends le galop du cheval. polo lacoste, Ces paroles étaient dites avec une telle conviction, que je nepus m'empêcher de regarder derrière nous. Comme la veille, la route était absolument déserte, C'est impossible, madame, répondisje, je ne vois pas decavalier. XI LE BRACELET DE CHEVEUX. 113 Page 117 Les mille et un fantomes Comment se faitil que vous ne voyiez point de cavalier, puisque je vois,moi, l'ombre d'un homme et d'un cheval . Je regardai dans la direction de sa main, et je vis en effet l'ombre d'un cheval et d'un cavalier. Mais je cherchaiinutilement les corps auxquels les ombres appartenaient. Je fis remarquer cet étrange phénomène au prêtre, qui se signa. survetement lacoste pas cher homme Peu à peu cette ombre s'éclaircit,devint d'instant en instant moins visible, et enfin disparut tout à fait. Nous entrâmes à Berne, Tous ces présages paraissaient fatals à la pauvre femme,elle disait sans cesse qu'elle voulait retourner, et cependant elle continuait son chemin. Soit inquiétude morale, soit progrès naturel de la maladie, enarrivant à Thun, la malade se trouva si souffrante, qu'il lui fallut continuer son chemin en litière, Ce fut ainsi qu'elle traversa le KanderThal et leGemmi. En arrivant à Louesche, un érésypèle se déclara, et pendant plus d'un mois elle fui sourde et aveugle, Au reste, ses pressentiments ne l'avaient pastrompée, à peine avaitelle fait vingt lieues, que son mari avait été pris d'une fièvre cérébrale, La maladie avait fait des progrès si rapides, que, le mêmejour, sentant la gravité de son état, il avait envoyé un homme à cheval pour prévenir sa femme et l'inviter à revenir. Mais entre Lauffen et Breinteinbach,le cheval s'était abattu, et, le cavalier étant tombé, sa tête avait donné contre une pierre, et il était resté dans une auberge, ne pouvant rien pour celuiqui L'avait envoyé que le faire prévenir de l'accident qui était arrivé. Alors on avait envoyé un autre courrier . mais sans doute il y avait une fatalitésur eux .